La 15ème Retraite de Haut niveau de l’Union Africaine (UA) a pris fin le samedi 27 octobre 2024 à l’Hôtel Ivoire de Cocody. En présence de SEM. Léon Kacou Adom, ministre ivoirien des Affaires étrangères, plusieurs recommandations ont été faites pour une méditation efficace lors des crises armées et troubles constitutionnels sur le continent africain.
Dans son discours de clôture, M. Léon Kacou Adom, a indiqué que dans un contexte de relations internationales marquées par des conflits majeurs, alimentés entre autres, par des volontés manifestes de violations du droit international, mais aussi par le choc des intérêts géopolitiques, la recherche de la paix devient une impérieuse nécessité, une quête permanente.
Selon lui, face aux ravages de la guerre, aux souffrances insupportables et indescriptibles dont les personnes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les enfants ainsi que les personnes âgées sont les plus grandes victimes, la mobilisation de la communauté internationale, et avec elle, l’Union Africaine, n’est ni superflue, ni vaine. Bien au contraire, elle apparait, à juste titre, comme une digue, un rempart sûr pour la paix et pour la vie, une raison de croire que tout n’est pas perdu, que notre société préserve encore son humanité.
« Quel type de société voulons-nous léguer aux générations futures, mais aussi et surtout, quel est le type d’homme à construire », s’est-il interrogé. Et de répondre que l’Homme devrait être au centre de nos politiques.
Il a affirmé que la foi en une Afrique sans conflit et où les armes se sont tues reste l’objectif principal. Elle devra se concrétiser dans le cadre d’un dialogue constructif permanent, par la mise en œuvre des Mécanismes régionaux et spéciaux, étant entendu que pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle, sous l’égide du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, ces mécanismes requièrent des ressources financières conséquentes.
« Pour sa part, la Côte d’Ivoire continuera d’adhérer aux politiques et aux pratiques innovantes de l’Union Africaine dans les domaines de la prévention et de la médiation, incluant les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, y compris les groupements de femmes et de jeunes », a-t-il conclu.
CONSENSUS SUR LA NÉCESSITÉ DE LA RÉINSERTION DES JEUNES
Il faut indiquer que plusieurs recommandations issues des travaux en commission ont été faites autour du thème général de la Retraite « l’impact et la durabilité de la diplomatie préventive et de la médiation de l’UA ». Les panelistes se sont accordés sur la nécessité de répondre à la problématique de la réinsertion des jeunes comme moyen de renforcement de la stabilité sur le continent africain.
Ils ont aussi soutenu le renforcement de la résilience économique pour endiguer toutes velléités conflictuelles.Les experts de l’UA ont aussi mis en exergue, la nécessité de l’autonomie des pays et du multilatéralisme dans les réponses de gouvernance.
Les panelistes ont demandé de faire appelle au genre dans la formation des médiateurs afin de trouver des approches innovantes au règlement des conflits.
Olivier Guédé
Photo légendée : Le ministre Léon Kacou Adom (2e à partir de la gauche) posant avec des membres de la commission de l’UA.
