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Zuénoula-Mankono / Le pont métallique de Minfla menace de s’effondrer

Par Villard DOSSO
3 juin 2025
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Zuénoula-Mankono / Le pont métallique de Minfla menace de s’effondrer
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Érigé en 1957 sur l’axe Zuénoula–Mankono, le pont métallique de Minfla, véritable relique de l’époque coloniale, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, selon un constat effectué le mercredi 28 mai 2025. Ce monument, qui relie la région de la Marahoué à celle du Béré, représente aujourd’hui un danger mortel pour les usagers et les riverains.

Surnommé « pont Gouro-Koyaka », il incarne une passerelle autant physique que symbolique entre deux peuples historiquement liés par des échanges commerciaux et culturels. Hélas, ce témoin du vivre-ensemble entre les Gouro et les Koyaka est désormais réduit à une structure fragilisée, au bord de l’effondrement.

Long de plusieurs dizaines de mètres, cet ouvrage repose encore sur des matériaux d’époque, désormais rongés par plus de 60 années d’intempéries, de vibrations et de surcharge. Des trous béants perforent le tablier, les boulons sont rouillés, les poutres tordues : l’ensemble tient miraculeusement debout.

« Chaque passage est une épreuve. Quand un véhicule le traverse, tout le pont tremble comme s’il allait s’écrouler », témoigne Armand Djangoné, un jeune opérateur économique de Zuénoula, rencontré sur le pont alors qu’il se rendait à Kavaka, dernier village du département.

Construit à l’aube des indépendances africaines pour désenclaver les zones rurales, le pont de Minfla a longtemps facilité la circulation des biens et des personnes entre les localités de la Marahoué et du Béré. Avec le temps, il est devenu un maillon essentiel du quotidien régional.

« Ce pont n’est pas qu’un axe de passage. Il est chargé d’histoire. Nos anciens l’ont vu naître. Aujourd’hui, c’est comme s’ils nous regardaient impuissants pendant que nous laissons mourir ce pan de mémoire », se désole Tra Bi Irié, porte-parole de la chefferie traditionnelle de Minfla.

Chaque jour, femmes, enfants et agriculteurs l’empruntent pour rejoindre les champs, les marchés ou les écoles. Faute d’alternative, ils prennent le risque de traverser un pont à l’agonie.

« Il n’y a pas de détour. Sans ce pont, nous sommes coupés du monde. Même les camions refusent de passer. Acheminer les produits vivriers relève du parcours du combattant », déplore Kouamé Yao, conducteur de tricycle à Minfla.

Les conséquences sont lourdes : isolement de certains villages, difficultés d’accès aux soins et à l’éducation, interruption de l’approvisionnement des marchés, et surtout, un risque d’accident dramatique imminent.

Devant cette situation critique, les populations appellent à l’action. Elles interpellent les autorités administratives, les élus et les cadres de la région pour une intervention d’urgence.

« Si rien n’est fait maintenant, ce ne sera pas seulement un pont qui s’effondrera, mais des vies humaines qui seront sacrifiées », prévient Zamblé Bi Djo, coproducteur de vivriers à Minfla, la gorge serrée par l’émotion.

Armand Djangoné, quant à lui, adresse un appel direct aux plus hautes autorités : « Nous demandons l’intervention des autorités locales, préfectorales, ministérielles, et de la Présidence. Ce n’est pas qu’un pont, c’est un devoir de mémoire et de survie. »

Les populations ne réclament pas de simples réparations, mais la reconstruction complète du pont selon les normes modernes, tout en préservant son caractère historique. Cette exigence illustre l’importance à la fois symbolique et stratégique de l’ouvrage dans la vie locale.

À un moment où la Côte d’Ivoire s’investit dans la modernisation de ses infrastructures, la dégradation de ce pont colonial rappelle que certaines zones restent oubliées du développement.

Daniel Kolou, cadre et responsable politique, tire également la sonnette d’alarme. Il souligne que ce pont, qui relie deux zones économiques majeures du pays, constitue l’axe le plus direct entre Korhogo et Abidjan. Sa vétusté freine le développement de la région et expose les populations à des dangers réels.

Selon lui, le bitumage de l’axe Zuénoula–Mankono et la reconstruction du pont de Minfla doivent être considérés comme des priorités nationales. « Malgré les efforts du gouvernement, la localité reste marginalisée. Il est temps que cela change », plaide-t-il.

Il conclut : « Si ces travaux sont réalisés, les populations seront profondément reconnaissantes envers le président Alassane Ouattara et son gouvernement. »

Guillaume KOUAME, Correspondant régional

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