-« Mon programme, c’est un social hardi »
Mme Adjoua Henriette Lagou, candidate à l’élection présidentielle d’octobre 2025 pour le compte du Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix (GP-PAIX) a tenu, le lundi 22 septembre au siège dudit groupement situé à Cocody les II Plateaux, une conférence de presse. Il s’agissait pour elle de donner les raisons de sa candidature et aussi de répondre à un certain nombre de rumeurs.
« POURQUOI MA CANDIDATURE A ÉTÉ RETENUE »
Henriette Lagou a affirmé que ce qui a fait que sa candidature a été retenue le lundi 08 septembre dernier par le Conseil Constitutionnel, c’est qu’elle a largement dépassé le quota demandé pour le parrainage. Selon elle, il s’agit du fruit de son expérience. En effet, elle a égrainé qu’il s’agit de sa seconde candidature à une élection présidentielle après celle de 2015. Sans compter qu’elle a siégé en 2020 en tant que Commissaire au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI). « C’est donc avec un profond respect pour les institutions de la République et un sens élevé du patriotisme que j’accueille mon inscription par le Conseil Constitutionnel sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025 », a-t-elle déclaré.
« À CEUX QUI ONT VU LEUR CANDIDATURE INVALIDÉE, J’EXPRIME MA DÉSOLATION ET MON SOUTIEN »
Retenu parmi les 5 candidats sur la soixantaine qui a posé candidature, la candidate du GP-PAIX assure comprendre la déception de ceux qui ont été éliminés. « À tous ceux qui ont vu leur candidature invalidée, j’émets ma désolation et tristesse et je comprends qu’ils puissent être en colère. Mais, je voudrais inviter les Ivoiriens à l’union pour faire avancer notre pays », a appelé Mme Lagou. Elle a souligné que son engagement dans cette compétition répond à un besoin de changement pour une Côte d’Ivoire unie, paisible et prospère. « Les populations sont fatiguées que l’élection présidentielle est toujours sujette à des violences, des affrontements et des dissensions. Notre candidature obéit à apporter cette réponse qu’on peut faire la politique autrement », a-t-elle ajouté.
Aussi, Henriette Lagou a dit se tenir aux côtés des Ivoiriens, disponible des projets d’un pays de paix, de justice, de bonne gouvernance, d’un développement inclusif et surtout d’une richesse partagée entre tous ses enfants. Elle a assumé le fait que sa candidature est portée par une vision claire : celle d’une politique apaisée et tournée vers le bien-être de tous. En tant que femme, mère et citoyenne engagée, elle dit être convaincue que la paix durable et le développement équitable ne peuvent se construire que dans le respect des institutions, la justice sociale et l’écoute des populations.
« JE NE SUIS PAS CANDIDATE POUR LÉGITIMER UNE QUELCONQUE CANDIDATURE »
Être à l’écoute des populations, c’est selon elle, clarifier aussi des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux. Elle a réfuté catégoriquement « être militante du RHDP comme une rumeur savamment orchestrée veut créer la confusion dans l’esprit de nos concitoyens ». Elle n’a pas nié avoir été approchée en avril 2019 par M. Henri Konan Bédié alors président de la conférence des présidents du RHDP. « Mais constatant les dérapages et violences verbales, lesquels n’encadrant pas avec la philosophie politique de mon parti le Renouveau pour la Paix et la Concorde ( RPC-PAIX), nous avons décliné par courrier N°10/2018/PR/CAB/RPC-PAIX/01 du 24 janvier 2019 », a-t-elle affirmé. Elle a assuré aux médias ne pas être membre du RHDP mais coordinatrice du GP-PAIX qui porte aujourd’hui sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025. D’ailleurs à ce propos, Mme Lagou a indiqué que si on a bien suivi le délibéré du Conseil Constitutionnel le 08 septembre dernier, sa candidature est la seule qui n’a fait l’objet d’aucune contestation. « Je suis donc candidate et mon rôle n’est donc pas de légitimer une quelconque candidature », a-t-elle clos le débat sur cette question.
« MON PROGRAMME, C’EST UN SOCIAL HARDI »
Quant on lui a demandé de décliner son programme s’il elle était élu au soir du 25 octobre prochain, la candidate Henriette Lagou sans être rentrée dans les détails a parlé « d’un social des plus hardis ». Pour elle, la réalité montre des insuffisances trop importantes en matière de couverture sanitaire et d’infrastructures scolaire. « Un village, un dispensaire. Un village, une école digne de ce nom. Voici, ce que je vais faire si je suis élue. Nous devons mettre obligatoirement l’accent sur l’éducation pour nous développer. Si nous sommes pauvres et sous-développés, c’est parce que nos gouvernants en Afrique ont négligé l’éducation des masses », a-t-elle professé.
ALLIANCE AVEC D’AUTRES CANDIDATS
Concernant une potentielle alliance avec d’autres candidats lors de cette élection présidentielle, Mme Lagou a souligné que cela ne pouvait se faire que lors d’un potentiel second tour. « Mais je compte gagner dès le premier tour », a-t-elle ajouté. Ce point fut l’occasion pour parler du fait que de nombreux candidats non retenus ont appelé leurs militants à ne voter pour personne. Selon elle, elle a de bons contacts au sein du PPA-CI, du FPI et du PDCI par rapport à son passé. « Il n’est pas dit que ces leaders changent de position quant aux consignes de vote. Toutefois, quel que soient leurs consignes, nous irons déterminés à cette élection », a assuré Henriette Lagou.
Il faut dire qu’à l’occasion de cette conférence de presse, on a connu le Directeur national de campagne (DNC) de la candidate Ahou Henriette Lagou. Il s’agit de M. Konan Blé Oswald, l’un des membres fondateurs du GP-PAIX.
Olivier Guédé
Photo légendée 2 : Henriette Lagou.
