Dans la perspective des élections législatives 2025 dans la commune d’Adjamé, le doyen Diawara Mamadou est sans conteste, l’une des personnalités les mieux qualifiées pour représenter la cité. Ces jours-ci, beaucoup de jeunes estiment qu’«il est des moments où le silence devient une faute, et où la mémoire doit parler-non pour blâmer, mais pour rappeler ce que nous sommes, d’où nous venons, et ce que nous devons à ceux qui ont ouvert la voie ».
Ils sont rejoints par Basile Ouattara, un citoyen de la commune d’Adjamé, qui assure qu’il «est regrettable, pour ne pas dire affligeant, de voir une partie de notre jeunesse se détourner du sens de l’histoire en choisissant la voie de la contestation publique contre un homme dont le parcours incarne, à lui seul, plusieurs décennies de lutte, de fidélité et de sacrifices pour la cause que nous servons aujourd’hui ». Selon eux, «
Le doyen Diawara Mamadou n’est pas un simple militant : il est une mémoire vivante, un repère moral, une sentinelle de la constance et de la loyauté dans l’engagement politique ». Ils ajoutent que « Depuis les premières heures du RDR, à une époque où défendre la démocratie signifiait braver l’injustice et risquer la liberté, il fut de ceux qui ont tenu bon. Aux côtés de feu Djeny Kobina, de Henriette Dagri Diabaté, de Grah Claire, et bien sûr d’Alassane Ouattara, il choisit la voie exigeante, celle de la rupture et de la conviction ».
BATISSEUR DE PREMIERE HEURE
Ils en veulent pour preuve, le fait que «Ce choix courageux de Diawara Mamadou lui a valu l’exil, la marginalisation, la stigmatisation et le renoncement à une vie paisible. Mais jamais il ne renonça à ses idéaux, jamais il ne céda à la résignation ». Mieux, « Alors que d’autres hésitaient encore, lui bâtissait patiemment, cellule après cellule, la structure départementale du parti.
A cette époque, il suffisait d’une simple carte de militant pour être arrêté, et pourtant, il avançait, sûr que l’avenir finirait par reconnaître la justesse du combat. C’est pourquoi il est injuste et périlleux de voir surgir aujourd’hui des propos irrévérencieux à l’endroit de ceux qui ont payé le prix fort pour que nous puissions, librement, parler, débattre et aspirer à gouverner ».
Autrement dit « La liberté d’expression est une conquête, non une arme. Elle appelle la responsabilité, la mesure et le respect de ceux qui ont fait naître les institutions que nous chérissons. Pour autant, il serait tout aussi injuste de ne pas entendre cette jeunesse ardente, avide de participation, de parole et d’alternance. Les pionniers, dans leur sagesse, doivent rester attentifs à ces aspirations légitimes et guider ces élans nouveaux vers le service du collectif. Car la jeunesse ne demande pas l’exclusion des anciens, mais leur accompagnement dans la marche vers un futur partagé ».
Pour toute cette jeunesse, la politique ne doit pas être un champ de confrontation entre générations, mais un espace de transmission et d’équilibre, où l’expérience des uns féconde l’enthousiasme des autres. Les jeunes font remarquer que railler un aîné n’est pas un signe de courage, tout comme ignorer les attentes de la jeunesse n’est pas une preuve de sagesse. Ils précisent que la véritable grandeur réside dans la capacité à unir les générations, à conjuguer la mémoire et l’avenir, l’expérience et l’espérance.
« La jeunesse, que nous aimons et en qui nous croyons, doit comprendre que l’avenir se bâtit dans la discipline, la patience et le respect des figures fondatrices. Mais les aînés, de leur côté, ont le devoir de créer les conditions d’une alternance apaisée, ordonnée et juste, celle qui assure la continuité du flambeau sans éteindre la flamme ».
Pour eux, le droit à la parole s’accompagne du devoir de mémoire, et la mémoire, pour être vivante, doit savoir écouter les promesses du lendemain. « C’est ainsi, dans la fidélité à nos valeurs et dans la confiance entre générations, que nous préserverons l’héritage du doyen Diawara Mamadou et poursuivrons son œuvre : bâtir une Côte d’Ivoire réconciliée, forte et juste », concluent-ils.
Fidel Koné
