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Économie : Pourquoi la Côte d’Ivoire détient 1.800 milliards FCFA de la dette du Sénégal ?

Par admin
29 novembre 2025
de Économie
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Les banques ivoiriennes sont les plus liquides sur le marché de l’UEMOA.

Les banques ivoiriennes sont les plus liquides sur le marché de l’UEMOA.

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La Côte d’Ivoire détient aujourd’hui près de la moitié de la dette sénégalais. Et bien sûr, nous parlons ici de la dette en Franc CFA. En fait 42% de la dette publique du Sénégal en FCFA sont désormais dans les coffres des banques ivoiriennes. Ce qui donne près d’un (1) titre de la dette sénégalaise sur deux (2) émis sur le marché régional est détenu par les banques basées à Abidjan. On parle ici d’un montant d’environ 1.800 milliards FCFA.

« Leur appétit s’est significativement accru, avec des souscriptions ayant triplé pour atteindre un encours de 1.800 milliards FCFA entre janvier et septembre 2025. Cette somme représente 3,1% du PIB du Sénégal et environ 42% du total des titres sénégalais en circulation. Ce chiffre consolide la position centrale d’Abidjan dans la structuration et la distribution de la dette souveraine dans la zone », décrit S&P Global.

COMMENT EN EST-ON ARRIVÉ LÀ ?

La question qu’il faut se poser est celle-ci : pourquoi ce sont les banques ivoiriennes qui financent aujourd’hui le trou budgétaire du Sénégal ?
Il faut comprendre que le Sénégal traverse aujourd’hui une crise historique de sa dette. Ce pays étant donc en grande difficulté sur le marché des obligations a dû se tourner vers son marché régional. Un audit du gouvernement avait révélé plus de 11 milliards de dollars de dette cachée.

Des dettes qui n’avaient pas été correctement déclarées. Ainsi donc, la dette publique qui semblait déjà élevée a été encore révisée à la hausse, atteignant près de 100% du PIB en 2023 puis environ 118% fin 2024, selon Standard and Poor’s. C’est tout simplement l’un des ratios les plus élevés d’Afrique pour un pays classé dans cette catégorie de notation.

Par ailleurs, le FMI (Fonds monétaire international) n’a pas apprécié le mensonge statistique et a mis son programme de 1,8 milliards de dollars en pause, le temps d’y voir plus clair. Le 14 novembre dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s décide d’abaisser la note du Sénégal de B à CCC +, un niveau qui signifie que le risque de défaut de paiement est élevé et que les finances publiques sont extrêmement fragiles.

Standard & Poor’s explique que Dakar a besoin de financements énormes en 2025 aet surtout en 2026 et qu’il va falloir refinancer des montants massifs alors même que la confiance des investisseurs s’effrite donc.
Le Sénégal, en grand besoin d’argent, a décidé tout simplement de se tourner vers son marché domestique, plus précisément vers la zone UEMOA Titre où les Etats de l’Union émettent des obligations en Franc CFA et que les banques de la zone achètent. C’est là que les banques ivoiriennes ont décidé donc de soutenir l’économie sénégalaise. La Côte d’Ivoire est le pays avec le système bancaire le plus profond et le plus liquide de la région avec des banques de plus grandes tailles, mieux capitalisées et souvent connectées aux investisseurs internationaux.

Généralement quand un État de la zone a besoin d’argent, il sait très bien qu’une grande partie de la demande pour des titres viendra d’Abidjan. Donc, entre janvier et septembre 2025, les souscriptions des titres sénégalais par des banques ivoiriennes ont tout simplement triplé. Le portefeuille de la dette sénégalaise atteint désormais 1.800 milliards de Franc CFA, ce qui représente 42% de la dette sénégalaise émise sur le marché régional.

PUISSANCE RÉELLE OU THÉORIQUE DES BANQUES IVOIRIENNES ?

Le rachat d’une grande partie de la dette publique sénégalaise démontre avec force que les établissements bancaires ivoiriens affirment leur rôle pivot financier au sein de l’UEMOA (Union des Etats Monétaires Ouest-Africains). Selon une analyse de l’agence de notation S&P Global, ils sont désormais les premiers de la dette publique sénégalaise libellée en Franc CFA

Cependant, S&P apporte une nuance de taille : cette forte exposition est en partie le reflet de l’activité de clients internationaux. Les banques ivoiriennes servent fréquemment de relais et de contreparties privilégiées pour ces investisseurs étrangers cherchant à accéder au marché régional. Leur expertise et leur implantation font d’elles des intermédiaires très courus.

Cette dynamique s’inscrit dans le fait que le marché domestique ivoirien est lui-même très concentré : les banques locales détiennent près de 98% des titres en circulation de l’Etat. Face à cette exposition massive à l’actif ivoirien, les titres du Sénégal, la deuxième économie de l’UEMOA, offrent une opportunité de diversification des portefeuilles. On parle ici d’un montant de près de 1.800 milliards FCFA, près de 3,1 % du PIB du Sénégal.

Olivier Guédé

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