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Entretien/ Silué Lacina, SG du SYNASP-CI : « Les vigiles en Côte d’Ivoire sont des esclaves »

Par admin
7 avril 2026
de SOCIÉTÉ
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Entretien/ Silué Lacina, SG du SYNASP-CI : « Les vigiles en Côte d’Ivoire sont des esclaves »

Photo légendée : Silué Lacina.

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Dans un post sur les réseaux sociaux, M. Silué Lacina secrétaire général du Syndicat National des Agents de Sécurité Privées Professionnelles de Côte d’Ivoire (SYNASP-CI), a voulu attirer l’attention des autorités publiques sur leur corporation où les membres (vigiles) subissent selon ses propos l’esclavagisme humains. Nous l’avons approché enfin d’en savoir un peu plus des difficultés qui existent dans ce corps de métiers omniprésent sur la place publique mais qui à l’évidence l’on regarde sans véritablement voir. Entretien.

Monsieur Silué Lacina, pouvez-vous nous  parler du SYNASP-CI ?

Le Syndicat National des Agents de Sécurité Privées Professionnelles de Côte d’Ivoire (SYNASP-CI) existe officiellement depuis le 16 janvier 2023. Notre syndicat se bat dignement contre le non-respect des droits de tous les gardes (vigiles) de la part de leurs employeurs dans les différentes entreprises de sécurité privée sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Et  nous luttons constamment pour la professionnalisation concrète du secteur de la sécurité privée dans notre pays qui fonctionne encore dans l’informel.

Vous avez, dans un post sur les réseaux sociaux, dénoncé le « silence du gouvernement ivoirien » face à ce que vous avez qualifié « d’esclavagisme humains » subi par les vigiles. Pouvez-vous en dire plus à ce sujet ? Et parlez-nous nous des problèmes et difficultés  problèmes rencontrés dans votre corporation ?

Vous devez savoir que l’ensemble des employeurs des différentes sociétés de sécurité privée sans exception a toujours réduit leurs gardes (vigiles) aux pires formes d’esclavage humain sous le regard complices des inspecteurs du travail, des différentes centrales syndicales, des syndicats de base en entreprises et des députés de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Les  vigiles dans notre pays ont toujours été surexploités par leurs employeurs, propriétaires de différentes sociétés privées de sécurité. Je vous donne un exemple courant, nous travaillons 12 heures de temps au quotidien et quelques fois plus, y compris les jours fériés. Et nous ne sommes jamais dédommagés. Nous n’avons qu’un un seul jour de repos hebdomadaire et nous sommes   rémunérés avec un salaire mensuel de misère. Nous gardons des ambassades, des institutions nationales et internationales,  des résidences privées et publiques pour des salaires misérables.  Ce sont des  abus et réalités que je n’ arrêterai jamais de dénoncer publiquement, même si cela m’a valu déjà d’être renvoyé de mon emploi à Cocody avec la complicité de l’inspection du travail.

Dans l’exercice de leur activité professionnelle, les vigiles sont constamment exposés au risque de se retrouver en prison en cas de vols, pertes et braquages sur leurs lieux de travail sans oublier les accidents de travail, les agressions physiques et autres maladies professionnelles. Nous n’avons pas d’assurances maladie, nous n’avons aucune protection pourtant nous travaillons comme des fous et ce n’est pas juste.

Quelles sont les doléances que vous voudriez porter à l’attention de nos autorités ?

Ma première doléances à l’endroit de nos autorités est qu’ils respectent strictement leur serment prit devant la Constitution qui consiste à faire respecter les droits légaux de tous citoyens sans distinction.

Notre seconde revendication est que la totalité des salaires mensuels de 182.561 francs CFA plus la prime d’ancienneté conformément au SMIG actuel qui est de 75.000 FCFA soit scrupuleusement appliquée à chaque vigile de toutes les différentes entreprises de sécurité privée sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Troisièmement, nous demandons à ce que notre secteur d’activité qui est la sécurité privée et qui emploie plusieurs milliers d’ivoiriens, on parle de 300.000 individus, soit  réglementé par des lois répondant réellement aux normes internationales qui régissent la sécurité privée à l’image de ce qui se fait par exemple en Afrique du Sud.

On vous accuse souvent d’être complices des braquages qui ont lieu dans les entreprises ou domiciles que vous gardez, car on soupçonne que vous soyez des indics ou espions des malfaiteurs. Que répondez vous à ses accusations ?

Malheureusement, beaucoup de gardes sont ou ont été incarcérés dans les différentes prisons du pays, abusivement, sans assistance juridique faute de moyens financiers sur la base de ces fausses accusations que vous avez énumérées. Si tant cela est vrai, il faut le prouver. Mais malheureusement, les vigiles n’ont aucune protection juridique et sont dans ces circonstances là,  les coupables tout trouvés à jeter à la vindicte populaire. Nous avons beaucoup de collègues qui ont été même tués sur leur poste de travail à cause de ce genre d’accusation et cela n’est pas allé quelque part. Justice ne leur a jamais été rendue.

Quels sont vos rapports avec les forces de l’ordre (police et gendarmerie) ?

 Les vigiles issus des différentes entreprises de sécurité privée sont des forces paramilitaires qui viennent généralement en appui aux policiers et aux gendarmes par des alertes avec les sifflets, les bippers, talkie-walkie et autres moyens de communications. Nous ne sommes pas des policiers et c’est pourquoi dans certaines circonstances, nous devons leur faire appel afin qu’ils les gèrent.

Dites-nous comment est organisé votre milieu ? On entend souvent dire que ce sont les entreprises qui vous emploient qui gardent la plus grande partie de vos revenus et vous refilent des miettes. Est-ce cela la situation réelle ?

Je le répète, le minimum qu’un employeur de société de sécurité privée doit payer mensuellement à son vigile  selon la catégorie 1 s’élève à 182.561 FCFA plus la prime d’ancienneté conformément au SMIG actuel. Les  vigiles des différentes entreprises de sécurité privée sur toute l’étendue du territoire ivoirien sont généralement pays mensuellement au plus 105.000 francs et au moins 40.000 francs. Nous appelons cela des sous-paiements. Faits qui devraient être sévèrement punis  par nos autorités compétentes, parce qu’il s’agit d’une grave violation des droits de l’homme, ce qui semble être sournoisement légalisée sous notre tropique.

J’en appelle donc à tous les leaders des différents mouvements et associations patriotiques basés dans notre pays et dans la diaspora à soutenir le combat du SYNASP-CI contre l’esclavagisme humain que subissent l’ensemble des gardes (vigiles) de la part de leurs employeurs dans les différentes entreprises de sécurité privée sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Propos recueillis par Olivier Guédé

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