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A QUELQUES JOURS DE LA TABASKI/DIFFICILE DE S’OFFRIR UN MOUTON A BOUNA

Par Villard DOSSO
3 juin 2025
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A QUELQUES JOURS DE LA TABASKI/DIFFICILE DE S’OFFRIR UN MOUTON A BOUNA
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Comme chaque année, de milliers de fidèles musulmans à l’instar de ceux de Bouna se préparent pour la fête de la Tabaski, communément appelée « la fête du mouton ».

Cependant, à Bouna s’offrir un mouton est devenu une casse-tête. A quelques jours de la fête, l’inquiétude est à son comble à Bouna. Le marché de bétail habituellement bien approvisionné à cette période, est confronté cette année à une rareté notable d’animaux, notamment des boeufs et des petits ruminants. En cause la situation sécuritaire dégradée dans les pays du Sahel, qui freine l’entrée du bétail dans cette région frontalière.

Au parc à bétail et au marché des petits ruminants (moutons et cabris), l’ambiance est morose. Les enclos sont clairsemés, et les clients moins nombreux qu’à l’accoutumée. « Normalement à une ou deux semaines de la Tabaski, le marché est plein, les camions arrivent du Burkina. Cette année, c’est le désert », déplore Issouf Kaboré, commerçant de bétail depuis une quinzaine d’années.

Selon des témoignages recueillis, les conflits armés, l’insécurité sur les axes routiers ou encore les mesures protectionnistes adoptés par les pays du Sahel empêchent les convoyeurs d’acheminer leurs troupeaux vers la Côte d’Ivoire. « Les éleveurs burkinabè ne prennent plus de risques pour traverser, et ceux qui le font voient souvent leurs cargaisons confisqués à la frontière ou soit ils demandent des prix très élevés pour compenser les dangers », explique un opérateur sous couvert de l’anonymat. Malgré les actions du gouvernement ivoirien pour approvisionner le marché en bétails via d’autres pays comme le Ghana, le marché de Bouna attend toujours d’être approvisionné », a-t-il ajouté.

Cette baisse de l’offre se traduit par une hausse vertigineuse des prix. Un bélier moyen se négocie actuellement entre 150.000 et 250.000 FCFA, contre 95.000 à 150.000 FCFA l’an passé. « C’est presque impossible pour nous, petits fonctionnaires ou cultivateurs.
Je viens voir, mais je doute de pour acheter un mouton cette année », confié M. Camara.
Les petits commerçants et éleveurs locaux tentent de répondre à la demande, mais leurs moyens restent limités. « On élève surtout pour la consommation locale. Nos cheptels sont petits et le coût de l’alimentation animale a aussi augmenté » souligne M. Cissé un commerçant local.

Face aux actions des autorités pour faciliter l’approvisionnement du marché en bétails, de nombreux ménages à Bouna demeurent dans l’inquiétude, la fête de la Tabaski, moment de partage et de spiritualité, risque cette année d’être assombrie par des réalités économiques très dures.

D T

Villard DOSSO

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