Voici comment Dr Emmou Sylvestre a sauvé 487 familles à l’abandon
Du 02 au 09 juin 2026, des déguerpissements massifs se sont déroulés dans la commune de Port-Bouët précisément dans les quartiers de Vridi 3 (Zimbabwe), de Vridi-Canal, dans les sous-quartiers de Toviato, Vanou et Anleya ou secteur Alladjan en bordure de mer. Ces opérations ont jeté des milliers de personnes à la rue en pleine saison des pluies. Si des milliers de déplacés ont pu retrouver un refuge, plusieurs centaines d’entre eux ont été abandonnés à leur sort. C’est donc la mairie de cette commune dirigée par le Député-Maire Dr Emmou Sylvestre, qui par la force des choses, a pris en charge 487 familles et qui a assuré leur survie jusqu’à la récente rentrée scolaire.
Notre enquête nous a mené sur plusieurs sites mis à la disposition des réfugiés afin d’avoir provisoirement un endroit où vivre après les infortunes qui les ont frappées. Étant donné que c’était en ce moment les vacances scolaires, certains établissements scolaires primaires publics ont servi de refuges à ces centaines de familles. Il s’agissait de l’EPP Vridi Petit-Bassam, l’EPP Vridi-Canal, l’EPP N’Sikan, l’EPP Vridi-Cité et l’espace Caritas.
L’ÉTAT LES JETTE DEHORS ET S’EN LAVE LES MAINS
Les nombreuses personnes interrogées ont surtout dénoncé l’inertie des pouvoirs publics face à la précarité dans laquelle ces réfugiés se trouvaient après avoir vu leurs maisons détruites par les pelleteuses du gouvernement. « Celui qui nous a nourris, soigner et aider, c’est Dr Emmou Sylvestre et son conseil municipal. À part eux, nous n’avons vu personne d’autres. Ni un membre du gouvernement nous apporter un peu de compassion, ni une autorité étatique nous dire quel sera notre avenir. Nous avons vu une organisation comme Médecin Sans Frontières nous apporter une petite assistance sanitaire et c’est tout », nous a raconté KM, déguerpi du secteur quartier Alladjan.
Sur le site de la Caritas, nous avons constaté qu’une grande bâche donnée par les bons offices de la mairie de Port-Bouët ont permis à de nombreuses familles de bénéficier d’une toit relatif pendant ces moments difficiles. « Nous vivons dans la promiscuité la plus totale. Plus de cent personnes, femmes, hommes, jeunes, adultes et vieux vivent dans cette grande tente. Pour faire nos besoins, il faut attendre une certaines heures de la nuit et aller au bord de la mer avec tous les dangers potentiels. Ce sont les agents de la mairie qui nous apportent du pain et des boites de conserve pour nous permettre de subsister au quotidien. Mais, c’est difficile », nous racontait Marie A.
Toutefois, l’une des difficultés auxquelles s’est retrouvée confrontée la municipalité, c’est que de nombreux sans abris ont profité de cette manne gratuite pour infiltrer les déguerpis, augmentant ainsi les charges de la mairie. « Nous étions essoufflés financièrement parce que le délai de la prise en charge des 487 familles était de deux semaines avant que l’État, nous le pensions s’en occupe. Mais de juin jusqu’à début septembre, tous ces réfugiés sont restés à notre charge uniquement. Cela n’était pas prévu au budget et nous n’avons bénéficié d’aucune aide. Pourtant, la mairie de Port-Bouët n’est pas responsable des déguerpissements », nous a raconté un des agents de ladite municipalité.
DES DIZAINES DE MILLIONS FCFA DÉBOURSÉS PAR EMMOU SYLVESTRE POUR PERMETTRE AU 487 FAMILLES DE QUITTER LES ÉCOLES
Alors que pointait à l’horizon la rentrée scolaire, l’État par l’entremise du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation a exigé que les réfugiés s’en aillent des écoles qu’ils occupaient. Là encore rien n’a été remis par le gouvernement aux réfugiés de la commune de Port-Bouët afin de leur permettre de chercher d’autre sites d’accueil. Une fois de plus c’est la mairie qui a pris sur elle de fournir un effort supplémentaire. Selon nos sources, le Maire Emmou Sylvestre aurait remis la somme de 100.000 FCFA à chacune des familles pour leur permettre de parer au plus pressé. Ce serait donc la somme de 48.700.000 FCFA qui aurait été octroyé sans compter plusieurs dizaines de millions pour les vivres et produits de premières nécessités.
Dodo Wlapkè
Photo légendée : Le site de l’espace Caritas où ont été recueillis des dizaines de réfugiés.
ENCADRÉ
PENDANT QU’ON PRODUIT DES RÉFUGIÉS INTERNES, LE DÉVELOPPEMENT SE POURSUIT…
Aujourd’hui, les réfugiés déguerpis ont quitté les sites d’accueil. Où se trouvent-ils aujourd’hui ? Nul ne peut le dire avec certitude. Mais, on remarque sur les sites démolis qu’il y a encore des personnes qui y habitent car n’ayant aucun endroit où aller. Comme si elles ne voulaient toujours pas accepter la perte de toute une vie bâtie à coup de nombreux sacrifices et d’efforts. Mais pendant que ces personnes sont à la rue et pleurent à cause de lendemains incertains, des routes, des ponts, des projets sont faits des ruines de leurs vies. Ainsi va le développement. Le chien aboie, la caravane passe.
DW
