Bruno Koné dénonce 3 programmes immobiliers illégaux
S’achemine-t-on vers la dépossession de ces opérateurs ?
Dans un communiqué qui agite l’espace public, le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU) dénonce trois programmes immobiliers illégaux. Ces structures immobilières qui ont déjà commencé des travaux de construction de construction d’habitations ont été désignées persona non grata par les services du ministre Bruno Koné. Voici le communiqué qui en explique les raisons.
COMMUNIQUÉ
COMMUNIQUÉ RELATIF À TROIS PROGRAMMES IMMOBILIERS ‘’ILLÉGAUX’’ DANS LE DISTRICT D’ABIDJAN
Les services compétents du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU) ont identifié des travaux de construction de trois programmes immobiliers, dont deux dénommés « RÉSIDENCE NATHIFA» et « RÉSIDENCE SOA » entrepris par la société SABLUX CÔTE D’IVOIRE, dans la commune de Cocody, et un dénommé « PROJET ESPOIR N’SIKAN » réalisé par la société TP N’SIKAN-PROJET ESPOIR, dans la commune de Bingerville.
Le MCLU informe la population qu’aucun programme immobilier agréé portant les noms « RÉSIDENCE NATHIFA » , « RÉSIDENCE SOA » et « PROJET ESPOIR N’SIKAN » n’apparaît dans sa base de données.
Par conséquent, le MCLU invite toute personne désireuse de souscrire à un programme immobilier, à faire preuve de prudence, en prenant préalablement attache avec ses services, ou à consulter sur le site Internet du Ministère (www.construction.gouv.ci), les listes actualisées des promoteurs immobiliers agréés et des programmes immobiliers agréés.
C’est le lieu pour le Ministère en charge de la Construction de dénoncer les entreprises du secteur, qui ne sont ni connues du ministère, ni agréées par nos services, usant néanmoins de publicités à caractère mensonger sur les réseaux sociaux ou sur des panneaux publicitaires. De tels agissements sont contraires aux dispositions légales et réglementaires en matière de construction et d’urbanisme et exposent leurs auteurs à des sanctions prévues à cet effet.
Une fois de plus, le MCLU appelle les professionnels de l’immobilier au strict respect de la réglementation en vigueur.
Mardi 10 Décembre
Direction de la Communication et des Relations publiques
Photo légendée : Bruno Koné, ministre de la Construction.
NB : Les titres et le chapeau sont de la rédaction.
Encadré
Médecin après la mort
Ce communiqué du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU) suscite plusieurs réflexions de notre part et sûrement de ceux d’acteurs avertis qui suivent avec intérêt la vie publique ivoirienne. Et la première question que l’on se pose est celle-ci : « pourquoi avoir laissé ces programmes immobiliers être déjà avancés dans les constructions pour venir ensuite dire à l’opinion publique qu’ils sont dans l’illégalité ? ». Quand on sait que d’importantes sommes d’argent ont été dégagées et investies pour les constructions. Il s’agit de l’achat des terrains, de l’achat du matériel de construction et des salaires des ouvriers, etc. Et on ne sait pas si des personnes ont financièrement souscrit à ces programmes immobiliers afin d’avoir un toit bien à eux.
Pourtant un programme immobilier, cela est bien visible. Alors qu’on on parle de trois programmes immobiliers, ce sont des choses qu’on voit. On voit les grues qui transforment les terrains nus, on voit des travaux de terrassement, des travaux de remblayage, etc. Cela ne saurait être caché par la paume d’une main et si c’était le cas, cela aurait même dû plutôt attirer l’attention. Pourquoi faut-il laisser faire les choses jusqu’à un point souvent de non retour et ensuite venir faire jouer certaines prérogatives ? Et encore nul ne connait le fin mot de l’histoire avec un ministère où les actions, contre-actions, pédalages, rétropédalages… émaillent la vie de ce département tellement décrié. « Au lieu d’immédiatement tuer l’embryon dans l’œuf, on laisse naître le bébé, il grandit bien et ensuite on veut le tuer », c’est là la pensée d’un expert immobilier par rapport au communiqué en question. « Le MCLU parle d’illégalité par rapport à quoi ? Aux terrains ? Au permis de construire ? Aux impôts à verser ? On ne sait pas grande chose. Il est important que le ministère engage des actions pendant qu’il est temps pour ne pas qu’on en arrive à ce que je soupçonne, c’est-à-dire une dépossession des terres à ces opérateurs immobiliers pour une tierce partie. Ce qui commence à devenir une procédure qu’on voit apparaître de plus en plus », nous révèle notre source.
Dodo Wlapkè
