Le Président de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), Épiphane Zoro Bi Ballo, a procédé le lundi 15 juin 2026 à Grand-Bassam, à l’ouverture d’un atelier national de validation de l’avant-projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte en Côte d’Ivoire.
La cité balnéaire de Grand-Bassam, abrite du 15 au 17 juin 2026, un atelier national de validation de l’avant-projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte en Côte d’Ivoire. Cette importante rencontre initiée par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) en partenariat avec le Projet d’Appui aux Gouvernements Ouverts Francophones (PAGOF 2),réunit des représentants des institutions de la République, des experts de l’administration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. La cérémonie d’ouverture a été marquée par le mot de bienvenue du Secrétaire Général par intérim de la HABG, Dago Désiré, qui a salué la présence des différentes parties prenantes et souligné l’importance de l’atelier dans le processus de renforcement du cadre juridique national de prévention et de lutte contre la corruption. A cette occasion, Edmond Mbia, le Coordonnateur national du PAGOF 2 représentant la Directrice régionale dudit programme, Nicole Nkoa. Les travaux bénéficient de la contribution des experts de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), venus partager leur expertise et les bonnes pratiques internationales en matière de protection des lanceurs d’alerte.
ENRICHIR ET VALIDER L’AVANT-PROJET DE LOI
Dans son allocution d’ouverture qui était très attendu, le Président de la HABG, Epiphane Zoro Bi Ballo, a rappelé l’engagement constant de la Côte d’Ivoire, sous l’impulsion de Son Excellence, Alassane Ouattara, Président de la République, en faveur du renforcement de la bonne gouvernance, de l’intégrité et de la lutte contre la corruption. Il a rappelé que d’importantes réformes institutionnelles et législatives ont déjà été engagées pour promouvoir la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne. Toutefois, il a reconnu la nécessité de compléter cet arsenal par un mécanisme spécifique de protection des lanceurs d’alerte. Pour lui, « Les lanceurs d’alerte constituent un maillon essentiel de la chaîne de l’intégrité publique. Qu’ils soient agents publics, acteurs du secteur privé, membres de la société civile ou professionnels des médias, ils contribuent à révéler des faits de corruption, des pratiques frauduleuses et des atteintes à l’intérêt général qui nécessitent l’intervention des autorités compétentes », a-t-il indiqué. C’est pourquoi, estime le Président de la HABG, il faut nécessairement garantir à ces citoyens engagés, un environnement sécurisé leur permettant d’effectuer leurs signalements sans craindre de représailles professionnelles, administratives, judiciaires ou sociales. Il ajoute que l’avant-projet de loi soumis à validation vise notamment à définir les conditions et procédures de signalement, garantir la confidentialité de l’identité des lanceurs d’alerte, assurer leur protection contre toute forme de représailles et préciser les responsabilités des institutions chargées de la réception, du traitement et du suivi des alertes.
UNE AVANCEE MAJEURE
Pour le Président de la HABG, cette réforme représente une avancée majeure dans le renforcement du système national d’intégrité et constitue un signal fort de l’engagement de la Côte d’Ivoire à consolider davantage la transparence, la responsabilité publique et la confiance des citoyens envers les institutions. Cet atelier national de validation constitue l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs mois par la HABG et ses partenaires. Il fait suite à un atelier d’élaboration qui a permis aux experts nationaux et internationaux de définir les orientations et les principales dispositions du futur texte. Les travaux de Grand-Bassam visent ainsi à examiner, enrichir et valider l’avant-projet de loi avant sa transmission aux autorités compétentes pour la suite du processus législatif. Au cours de ces trois jours de travaux, les experts nationaux et internationaux examineront les différentes dispositions du texte afin de parvenir à un projet de loi consensuel, conforme aux standards internationaux et adapté aux réalités ivoiriennes. A travers cette initiative, la HABG et son partenaire réaffirment leur engagement à promouvoir une gouvernance publique fondée sur l’intégrité, la transparence et la responsabilité, tout en renforçant les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption au bénéfice des citoyens et de l’Etat.
Fidel Koné
Source HABG
