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Adjamé/Affaire Fousseny Konaté : Le Conseil municipal apporte des éclaircissements

Par admin
17 octobre 2026
de POLITIQUE
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Adjamé/Affaire Fousseny Konaté : Le Conseil municipal apporte des éclaircissements
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Le Conseil municipal d’Adjamé a énergiquement réagi le 16 Octobre 2026, face à la masse des informations publiées ces temps-ci sur les réseaux sociaux tendant à  jeter du discrédit sur les actions menées par les autorités de cette commune.

Face aux nombreuses publications et déclarations sur les réseaux sociaux ayant pour sujet principal la commune d’Adjamé, et surtout de ce qu’il est convenu d’appeler ‘’l’affaire Fousseny Konaté’’, le Conseil municipal de cette commune est monté au créneau le 16 Octobre 2026, pour apporter son éclairage sur la question. Dans une déclaration lue par le Porte-parole, Bamba Soumaïla, les conseillers municipaux se sont indignés du fait que ces informations comportent de graves accusations sur la gestion des ressources communales, la réalisation des projets de développement et le climat social, suscitant du coup des interrogations légitimes au sein de l’opinion publique. Cette réaction, souligne le Porte-parole, vise non pas à « alimenter une polémique ou engager une confrontation personnelle, mais pour apporter les éclaircissements indispensables et rassurer les populations. Car notre responsabilité est de rendre compte, d’expliquer et de préserver la confiance entre les citoyens et leurs institutions. Nous tenons d’emblée à rappeler que la critique de l’action publique est un droit fondamental. Elle participe à la vitalité démocratique et à l’amélioration de la gouvernance locale ». 

‘’TOUT LE MONDE MANGEAIT’’

A cet égard, poursuit-il, certaines déclarations attribuées au dénommé Fousseny Konaté appellent des clarifications, notamment lorsque ce dernier affirme que « des ouvrages annoncés par la municipalité n’existeraient que de nom et que les fonds destinés à leur réalisation auraient été dilapidés pour l’acquisition de véhicules ». Il a ajouté qu’un budget voté n’est pas un budget exécuté et que cette distinction est fondamentale dans la gestion des finances publiques locales. Il a fait remarquer, que « L’inscription d’un projet au budget communal ne signifie nullement que les ressources correspondantes ont été intégralement décaissées. Selon les documents de la Direction financière, le taux d’exécution financière des dépenses d’investissement concernées est d’environ 4 %. Autrement dit, près de 96 % des crédits considérés n’ont pas fait l’objet d’une exécution financière. Dès lors, sur quelle base peut-on affirmer que les ressources prévues pour ces projets auraient été intégralement dilapidées ? ». De plus, poursuit le conseil municipal,  « Il convient également de préciser que les accords conclus avec les prestataires concernés prévoyaient le préfinancement des travaux par ces derniers. Les paiements de la Commune doivent donc intervenir conformément aux procédures applicables, aux engagements contractuels et aux prestations effectivement justifiées. Les crédits non exécutés ne sauraient ainsi être présentés comme des sommes déjà dépensées. Un retard dans la réalisation d’un ouvrage ne constitue pas, à lui seul, la preuve d’un détournement de fonds publics ». Sur un autre chapitre, « S’agissant des véhicules évoqués, nous rappelons qu’il ne faut pas entretenir d’amalgame entre le patrimoine public de la Commune et le patrimoine privé des personnes. L’appartenance d’un véhicule au patrimoine communal doit être établie par des documents appropriés. De même, les valeurs financières avancées dans certaines publications apparaissent extrapolées et méritent d’être confrontées à des justificatifs fiables. Nous invitons donc chacun à faire preuve de rigueur et de responsabilité dans ses appréciations ». Une autre déclaration attribuée à Fousseny Konaté laisse entendre qu’au temps du regretté maire Dembélé, « tout le monde mangeait ». Sur ce point, « Nous tenons d’abord à saluer respectueusement la mémoire de cet ancien premier magistrat de notre commune. Cependant, cette expression appelle une interrogation : que signifie exactement « tout le monde mangeait » lorsqu’il est question de la gestion d’une collectivité territoriale ? S’il s’agit d’évoquer les retombées économiques et sociales de l’action municipale, le débat est légitime. Mais s’il s’agit de suggérer que les ressources communales devraient être distribuées au gré des intérêts particuliers, alors une clarification s’impose. Le budget communal n’est pas un gâteau à partager. Il est un instrument de développement au service de l’intérêt général. Les ressources de la Commune doivent financer les infrastructures, les équipements collectifs, les services publics et les actions destinées à améliorer les conditions de vie des populations. Leur utilisation obéit à des règles précises de gestion et de contrôle, dont la méconnaissance peut, dans certaines circonstances, engager des responsabilités, notamment au titre de la gestion de fait ». Selon le conseil municipal, « le véritable partage auquel nous croyons est celui des fruits du développement, au bénéfice de toutes les populations d’Adjamé ».

DE GRAVES DECLARATIONS

Il a également été attribué à Fousseny Konaté une déclaration particulièrement préoccupante. A savoir qu’« A Adjamé, quand tu parles, tu es mort». Autant dire qu’ « Une telle affirmation est grave, car elle laisse entendre que notre commune serait un espace où la liberté d’expression exposerait les citoyens à des menaces contre leur vie. Nous tenons à rappeler avec force qu’à Adjamé, critiquer l’action municipale est un droit. La liberté d’expression doit être respectée et la sécurité de chacun préservée. Si des faits précis de menaces ou de violences existent, ils doivent être portés à la connaissance des autorités judiciaires et sécuritaires compétentes, afin que les vérifications nécessaires soient effectuées ». Autrement dit, « Adjamé est une commune de dialogue, de diversité, de tolérance et de fraternité. Nous devons collectivement préserver ces valeurs. Permettez-nous également d’évoquer un sujet qui touche profondément à notre sensibilité et au respect dû à nos disparus. Laissons nos morts reposer en paix ! Qu’est-ce que notre très chère maman, Hadja Nabintou Cissé, vient faire dans un débat relatif à la gestion de notre commune ? Pourquoi raviver ce douloureux souvenir ? Pourquoi mêler la mémoire d’une personne disparue à des controverses sur l’administration municipale ? Les divergences d’opinions, aussi profondes soient-elles, doivent respecter certaines limites, notamment celles de la dignité humaine et du respect de la mémoire de nos défunts ». Le Porte-parole précise que « Nos disparus méritent le repos, nos familles méritent le respect et le débat public mérite de la hauteur. Que l’âme de notre très chère maman Hadja Nabintou Cissé repose en paix et que le Tout-Puissant l’accueille dans Son Paradis……Au-delà de ces clarifications, notre préoccupation essentielle demeure le développement de notre commune et la réalisation des projets engagés au bénéfice des populations ». Le conseiller municipal reconnait que « Nous savons que certaines initiatives suscitent de fortes attentes et que les retards enregistrés peuvent légitimement nourrir des interrogations. Oui, certains projets ont connu des décalages par rapport aux calendriers initialement envisagés. Nous le reconnaissons avec responsabilité. Ces retards, liés aux contraintes rencontrées dans la conduite des opérations, ne signifient cependant pas que les projets ont été abandonnés. Le Conseil municipal, sous l’impulsion de Monsieur le Député-Maire, demeure mobilisé pour lever les difficultés, renforcer le suivi des prestataires et accélérer la réalisation des ouvrages. Notre objectif reste la livraison des projets concernés avant la mi-2027. Cette échéance constitue un engagement de mobilisation et un cap que nous entendons poursuivre avec détermination, en tenant compte des exigences techniques, financières et contractuelles. Nous voulons rassurer les populations : les initiatives engagées demeurent au cœur de nos priorités ». L’ambition du conseil municipal est de transformer les engagements en réalisations concrètes, utiles et durables. Mieux, il déclare comprendre les attentes des populations, et qu’il respecte leur vigilance tout en entendant leurs préoccupations. La démarche qui ne vise nullement à faire taire la critique consiste plutôt « à replacer le débat sur le terrain des faits, du droit et de la responsabilité. Nous invitons donc les acteurs de la société civile, les leaders communautaires, les professionnels des médias et l’ensemble de nos concitoyens à privilégier les informations vérifiées et les échanges constructifs ». Pour le conseil municipal, « Une accusation répétée ne devient pas une vérité établie. Une prévision budgétaire ne constitue pas une dépense effective. Et un retard de chantier ne saurait être automatiquement assimilé à un détournement ». Toujours selon le conseil municipal, « Le temps des clarifications est nécessaire, mais celui de l’action demeure essentiel. Notre ambition n’est pas de remporter une bataille de déclarations sur les réseaux sociaux. Elle est de poursuivre la transformation d’Adjamé et de répondre durablement aux aspirations de ses populations. Nous savons que la confiance ne se décrète pas. Elle se construit par la transparence, se renforce par la responsabilité et se confirme par les résultats. Au-delà des polémiques, les faits doivent éclairer l’opinion. Au-delà des promesses, les réalisations doivent parler. Et au-delà des divergences, l’intérêt général doit toujours prévaloir ». A la fin de sa déclaration, Bamba Soumaila a fait savoir que la commune d’«Adjamé mérite la sérénité, le développement et l’engagement de tous » et que c’est cette conviction de rassemblement et de  responsabilité qui continuera de guider l’action municipale.

Fidel Koné

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